Ce que les données SIMRO révèlent sur la saisonnalité des prix de l’oignon et du riz

Ce que les données SIMRO révèlent sur la saisonnalité des prix de l’oignon et du riz

Les prix agricoles ne montent pas au hasard : ils obéissent à des cycles. En compilant les relevés du SIMRO sur le riz et l’oignon, un schéma clair se dessine — et le comprendre, c’est déjà mieux vendre. Voici ce que les données révèlent sur la saisonnalité et les écarts entre régions.

L’oignon : un grand écart entre récolte et soudure

C’est la filière la plus volatile. À la récolte (souvent de février à avril selon les zones), l’offre abonde et les prix tombent ; en période de soudure (vers novembre-décembre), la rareté les fait flamber. Quelques relevés d’oignon bulbe (prix au kg, FCFA) :

Marché Haute offre (févr.–avr. 2026) Soudure (nov.–déc. 2025)
Bambili (Nord-Ouest) ≈ 300 ≈ 700
Bamenda Food Market ≈ 500 ≈ 1 000
Mawa-Mozogo (Extrême-Nord) ≈ 100–150 ≈ 200
Relevés indicatifs SIMRO. Écarts importants selon la saison et la région.

Lecture : sur les marchés urbains, le prix peut doubler entre la récolte et la soudure. Vendre tout à la récolte revient souvent à vendre au pire moment.

Des écarts régionaux marqués

La géographie compte autant que la saison. Dans les bassins de production de l’Extrême-Nord (Mawa-Mozogo…), l’oignon reste bon marché. Sur les marchés urbains et du Nord-Ouest (Bamenda…), porté par la demande et le transport, il vaut deux à trois fois plus. D’où une règle simple : le prix dépend du quand et du .

Le riz : plus stable, mais à surveiller

Le riz est moins volatil que l’oignon : la part importée et la possibilité de stocker lissent les variations sur l’année. Les écarts se jouent surtout entre riz local et riz importé et entre régions. La logique reste la même : suivre la tendance plutôt que subir un prix ponctuel.

Ce que ça implique, concrètement

  • Producteurs : éviter de tout vendre à la récolte ; stocker et étaler les ventes vers la soudure quand c’est possible.
  • Commerçants : arbitrer entre marchés (acheter en zone de production, vendre en zone de demande) en couvrant le transport.
  • Transformateurs : acheter en pleine offre, quand la matière première est au plus bas.

Comment exploiter ces tendances

Suivez les prix sur l’onglet Prix du SIMRO et apprenez à les lire avec notre guide « lire les prix du SIMRO pour vendre au bon moment ». Pour le contexte filière, voyez l’oignon et le riz au Cameroun, et nos conseils pour ne plus vendre à l’aveugle.

Questions fréquentes

Quand l’oignon est-il le moins cher ?

En pleine récolte (souvent février-avril), quand l’offre est abondante. Les prix remontent ensuite jusqu’à la soudure (novembre-décembre).

Pourquoi l’oignon est-il plus cher à Bamenda qu’à l’Extrême-Nord ?

Parce que les grands bassins de production sont au Nord ; vers les marchés urbains, le transport et la demande font grimper le prix.

Le riz suit-il la même saisonnalité ?

Moins fortement : la part importée et le stockage lissent les variations. La surveillance des tendances reste utile.

De la tendance à la vente

Comprendre les cycles, c’est bien ; en profiter, c’est mieux. Jangolo vous connecte aux acheteurs au moment où le prix vous est favorable.


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