Salons internationaux : un levier pour promouvoir les produits agricoles africains en Europe

Exposant africain présentant ses produits dans un salon international

Salons internationaux : un levier pour promouvoir les produits agricoles africains en Europe

Ce n’est pas un hasard si les plats ivoiriens sont aujourd’hui bien connus en France : après plus d’une décennie de promotion constante, les consommateurs ont adopté. La leçon vaut pour tout l’agroalimentaire africain — et notamment camerounais. Pour conquérir de nouveaux marchés en Europe, il faut faire connaître ses produits. Et les salons internationaux sont l’un des leviers les plus puissants pour y parvenir.

Pourquoi les salons internationaux sont une opportunité

Les grands salons agroalimentaires rassemblent en un même lieu acheteurs, importateurs, distributeurs et professionnels du monde entier. Pour un producteur ou un transformateur africain, c’est l’occasion unique de présenter ses produits, de nouer des contacts commerciaux, d’observer les tendances et de se faire référencer par des acheteurs internationaux. C’est précisément dans ce cadre que Jangolo a participé au Salon International de l’Agriculture de Paris : rappeler que la promotion des produits d’Afrique est la clé de leur adoption à l’étranger.

Une demande réelle… et une place encore à prendre

L’appétit pour les produits africains grandit en Europe : gombo, gari, racines, céréales sans gluten, épices, bissap, moringa… Au SIAL Paris — l’un des plus grands salons alimentaires professionnels au monde, créé en 1964 — ces produits attirent de plus en plus l’attention ; une boisson au moringa a même décroché un prix de l’innovation lors d’une récente édition. Pourtant, l’Afrique ne représentait que 2 à 3 % des quelque 7 500 exposants du SIAL 2024, alors que le continent comptera bientôt un quart de la population mondiale. Autrement dit : la demande existe, mais la place reste largement à prendre.

Quels salons viser ?

Plusieurs rendez-vous majeurs structurent le calendrier mondial : le SIAL Paris et Anuga (Cologne), considérés comme les plus grands salons alimentaires au monde — Anuga attire à lui seul environ 170 000 acheteurs venus de plus de 200 pays ; le Salon International de l’Agriculture (SIA) de Paris, vitrine grand public où exposent déjà des pays africains ; Gulfood à Dubaï pour le marché du Golfe ; ou encore des salons régionaux comme le SIAM au Maroc. Le choix dépend du marché ciblé et du type de produit.

Bien se préparer pour transformer l’essai

Participer à un salon est un investissement : pour le rentabiliser, mieux vaut s’y préparer. Quelques fondamentaux :

Soigner la présentation et le conditionnement du produit, pour qu’il rivalise avec les standards internationaux ; anticiper les normes sanitaires et certifications exigées à l’export ; raconter une histoire — origine, terroir, impact — car les acheteurs achètent aussi un récit ; préparer des échantillons, tarifs et documents clairs ; et surtout, assurer un suivi rigoureux des contacts après le salon, car c’est là que se concrétisent les ventes. Des structures d’accompagnement et des intermédiaires spécialisés peuvent aider à franchir ces étapes — à l’image d’entreprises qui accompagnent depuis des décennies les producteurs africains de bissap, manioc ou piment vers le marché européen.

La promotion, un travail de long terme

L’exemple ivoirien le montre : la notoriété se construit dans la durée. Un salon n’est pas une fin en soi mais une étape d’une stratégie de promotion continue — réseaux sociaux, diaspora, e-commerce, partenariats — qui finit par installer le produit dans les habitudes de consommation. « Il nous faut vendre mieux nos merveilles camerounaises » : derrière le slogan, une vraie feuille de route.

En vidéo

Un rappel en images de l’enjeu de la promotion des produits d’Afrique à l’international :

En résumé

Les salons internationaux offrent aux agro-industriels africains une vitrine inégalée pour conquérir l’Europe et au-delà. À condition de bien choisir l’événement, de soigner produit et normes, de raconter son histoire et d’assurer le suivi. La demande est là ; reste à occuper la place — et à promouvoir, sans relâche, le meilleur de l’Afrique.


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