La consommation locale suivant les nouvelles tendances attirent plus de locaux que d’étrangers de nos jours.

Et contrairement aux idées reçues, les amylacées (céréales, racines, tubercules et plantains) ne sont pas largement majoritaires (du point de vue “valeur économique”) dans la composition du panier de la ménagère, celui-ci ayant tendance à s’équilibrer entre trois grands ensembles de produits :
– Un gros tiers de produits amylacées de base ;
– un petit tiers de produits animaux (viandes, œufs, volailles et produits de la mer) ;
– un tiers de produits “de sauce”

Entre autre, on peut citer dans cette dernière catégorie, les fruits et le sucre.

Alimentation locale ou importée …?

Sur l’état des lieux, nous ne pouvons ne pas dire que si le continent africain importe une part importante de son alimentation, force est de constater que les situations varient d’un produit à l’autre, d’une zone à l’autre, et surtout en fonction des potentialités agricoles et de l’exercice des politiques incitant la production locale. Il est en de même pour le cas Cameroun. Le handicap majeur des produits locaux est leur qualité sanitaire.

Les risques qu’ils font courir à la santé des consommateurs sont atténués par les procédés eux-mêmes (fermentation, salage, séchage) et par les délais très courts entre transformation et consommation, les circuits de commercialisation courts et les pratiques culinaires. Mais ce secteur de l’agro-alimentaire parce que la consommation locale, interpelle de prime abord sur l’alimentation.

Cependant, ce secteur a avant tout besoin de sérieux encouragements de la part des politiques publiques nationales et des bailleurs de fonds pour prendre son envol, à l’heure où la tendance est à ne miser presque exclusivement sur une industrialisation du secteur via les grandes entreprises et la promotion d’un modèle agricole correspondent.

Le passage d’un marché du “tout venant” à un marché de produits transformés, diversifiés et adaptés aux exigences spécifiques de différents segments de la demande comporte de nombreux obstacles pour les petites unités de production malgré les améliorations techniques et technologiques apportées dans le domaine de la transformation pour concevoir des produits alimentaires répondant aux attentes des consommateurs.

Nous citerons donc :

– La faiblesse des réseaux de distribution.

– La régularité des produits sur les plans quantitatifs et qualitatifs.

– Le respect des conditions d’hygiène dans le processus de production.

– Le conditionnement et l’information du consommateur.

– L’image des produits locaux qui restent régulièrement dévalorisés par une majorité de consommateurs par rapport à l’image des produits importés.

Tout ces éléments demandent une grande maîtrise du processus allant de l’approvisionnement en matières premières à la transformation en produits finis et à leur commercialisation.

Cette maitrise reste complexe pour de petites unités de production individuelles ou collectives qui se développent dans un environnement pas très porteur: accès réduit aux crédits d’équipement, équipements pas toujours fiable ou disponibles, infrastructures défectueuses, tracasseries administratives, …
Quelles évolutions du secteur de la transformation agro-alimentaire souhaite-t-on alors en Afrique, au Cameroun, pour engendrer un “cercle vertueux” de modernisation qui puisse satisfaire autant les producteurs, les transformateurs que les consommateurs ?

 

Présenté par : Jessica EYA’ANE

Sources : Agriculture leader 

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