L’économie camerounaise repose essentiellement sur l’agriculture : elle fait vivre plus ou moins directement les populations et représente environ 40% du PIB et fournit 70% des exportations en valeur.

La variété des produits agricoles s’explique d’abord par la diversité des milieux naturels, de la zone équatoriale au secteur présaehélien , avec des basses et des hautes terres, des plateaux de moyennes altitude. ; Puis par l’introduction de cultures nouvelles à l’époque coloniale (cacaoyer, caféier, hévéa cultures maraîchères etc.), enfin après l’indépendance, par les habitudes alimentaires contractées par les camerounais, et par l’accroissement rapide de la demande urbaine (canne à sucre, blé.)

Activité principale presque partout, l’agriculture seconde l’élevage chez les pasteurs du nord, la pêche chez les côtiers.

Types d’exploitation.

Les paysans pratiquent généralement la polyculture vivrière associée sur des petites plantations. L’outillage est rudimentaire (machette, hache, houe, daba etc.)Une main d’ouvre essentiellement familiale cultive des superficies restreintes (1 à 2ha en moyenne). Cette production joue cependant un rôle économique prépondérant, car elle satisfait les besoins alimentaires du pays et fournit une grande partie des principaux produits d’exportation : cacao, café, coton, tabac.

Les exploitations capitalistes localisées dans les zones les plus favorables, emploient un outillage et des méthodes modernes. Les moins importantes appartiennent à des particuliers ou à des sociétés privées et produisent surtout du café, du palmier à huile, de la banane ou se consacrent aux cultures vivrières pour les marchés urbains. Les plus vastes appartenant aux grandes compagnies privées européennes ou aux sociétés parapubliques sont des complexes agro-industriels exploitant souvent plusieurs milliers d’hectares (palmier à huile, hévéa, canne à sucre, thé.) la CDC , société d’Etat (plus gros employeurs après l’Etat) cultive plus de 30.000ha autours du mont Cameroun et dans le secteur de Kumba .

Agriculture vivrière

Dans les exploitations paysannes, les ménages pratiquent une polyculture destinée à couvrir ses besoins essentiels. L’éventail des plantes s’enrichit du nord au sud. Les types d’association et les techniques culturales varient selon les régions naturelles, la situation démographique, et les habitudes alimentaires.

Le Cameroun septentrional

Du lac Tchad à la cuvette de la Bénoué , les mils (sorgho et pénicillaire ) constituent la culture de base, secondés par le ma├»s dans l’extrême nord, par l’arachide dans le reste de la région, complétés par d’autres plantes, gombo, haricot, feuilles légumières, etc. et, parfois, le riz. Les tubercules occupent une place insignifiante, mais le manioc progresse (cuvette de la Bénoué ) et l’igname est bien représentée chez les Dourou . L’essartage prédomine dans les zones faiblement peuplées. Dans les secteurs densément peuplés, on pratique une agriculture intensive : champs permanents fumés, terroirs parfois remarquablement aménagés (terrasses du nord-Mandara), et, pour compenser l’insuffisance de l’unique campagne sous pluie, les vallées et plaines inondées sont le plus souvent exploitées en cultures de décrue : mil mouskouari, oignon, gombo.

L’Adamaoua et sa bordure méridionale

Dans cette zone de transition vers le domaine subéquatorial, le manioc occupe une place considérable ; il seconde sorgho et ma├»s dans l’Adamaoua occidental, peuplé de soudanais, et tend à l’emporter dans l’Adamaoua oriental à important peuplement Baya. Le sorgho disparaît pratiquement avant le 6 e parallèle, alors que commence à apparaître le bananier plantain le sous-peuplement favorise l’essartage.

Les hautes terres de l’Ouest

L’agriculture vivrière de cette région est marquée par la pression démographique. Le ma├»s l’emporte sur les tubercules et le bananier plantain dans les secteurs les plus peuplés ; l’arachide, les haricots et de nombreux légumes s’y associent. La terre est cultivée avec minutie ; édification des billons ou de planches, recours à l’engrais vert, au fumier, aux détritus divers. On profite de la longue saison pluvieuse pour organiser une rotation complexe de cultures sur le même champ, au cours de l’année. Dans les parties très peuplées du pays Bamiléké, toutes les terres cultivables sont exploitées.

Dans le sud forestier

Ici, le climat équatorial et la faible densité font prédominer les tubercules et les bananier plantains, avec des nuances régionales : bananes plantains et manioc chez les Fang et les Maka-Kozimé , macabo et banane plantain chez les bassa, les bakossi , etc. Certaines cultures ont localement une importance particulière : ma├»s et igname dans la région de Bafia , etc. l’essartage se pratique partout, même dans les zones densément peuplées comme le pays Eton.

 

Source: www.guide.mboa.info

Cliquez ici pour en savoir plus