Après sept séjours effectués au Cameroun de 2010 à 2013, dans le cadre de l’aménagement d’un jardin, Rock Giguère a décidé de nous parler de la culture de la tomate sur douze mois de l’année.

Un camerounais consomment environ 42 kg de tomates par année. C’est donc un légume-fruit important dans l’agriculture camerounaise. La région de l’Ouest où il travaillait fournit environ 40 % de la récolte de tomates du Cameroun.
La tomate peut se cultiver toute l’année au Cameroun : une situation que tous les agriculteurs québécois envierait. C’est la gestion post-récolte qui est plus compliquée, car la tomate est un produit qui est difficile à conserver frais après la récolte, surtout en pays tropical. Elle est difficile à transporter et pourrit en quelques jours. Au marché, il faut donc la vendre rapidement, comme ça se fait à Bangangté.

Le prix dans les marchés fluctuent même si la récolte est abondante aux champs. L’état lamentable des routes a fait grimper les prix en février 2013.

La saison sèche est idéale pour cultiver la tomate car les champignons qui attaquent cette plante sont beaucoup moins actifs qu’en saison pluvieuse où le recours de traitements phytosanitaires nécessite plus de moyens financiers, ce qui fait encore monter le prix du produit.

La production de la tomate exige l’achat de semence, de fertilisants et de produits sanitaires surtout en saison des pluies. Elle demande aussi beaucoup de travail. Cependant, la production de tomates serait plus rentable que beaucoup d’autres légumes ou fruits, car elle ne nécessite pas de grands espaces et on peut la cultiver en saison sèche avec une bonne irrigation.

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